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Aujourd’hui, présentation du deuxième rapport annuel du contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Qui déclare sur France-Info : « Ce qui nous a intéressés nous, c’est au fond : est-ce qu’on y vit HEUREUX là-dedans ? »
Il s’agit bien sûr d’un euphémisme, le cher contrôleur ayant la pudeur de ne pas appeler le désespoir par son nom. Mais le procédé rhétorique n’est pas sécurisé : le sens s’évade. Il nous fait entendre l’impossibilité de concevoir la barbarie présente dans l’acte d’emprisonner. Et sur un autre registre, il révèle une tentative – une de plus – de réactiver le fantasme d’une prison digne et humaine qui sommeille en de nombreux administrés progressistes…
Un peu plus loin, le même personnage : « Je dois rendre l’HOMMAGE au gouvernement qu’il est attentif. » Là il assure que ce nième rapport carcéral est de la plus grande utilité. Qui oserait en douter ? Au fait, M. le contrôleur général, êtes-vous revenu à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône constater la disparition des grillages aux fenêtres, selon les recommandations que vous aviez proférées l'an dernier avec tant d'insistance ?(1)
Allez, salut Delarue ! À l’année prochaine, où ton rapport constatera que cela va encore un peu plus mal dans les prisons françaises mais que ça aurait pu être pire…
Avec toute la dignité et l'humanité qui conviennent,
1 Lire sur ce site "Contrôleur des prisons : recommandations quant à la gestion du désastre", 18 janvier 2009
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Le problème avec la rubrique « Chine » des journaux français, toutes tendances et catégories confondues, à quelques exceptions près, c’est qu’on pourrait croire qu’elle est rédigée par des militants d’Amnesty International ou de Human Rights Watch, épaulés par quelques représentants à l’étranger de l’Association Falun Gong : les « Droits de l’Homme » y imposent leurs conditions de lecture et d’interprétation sommaire et unilatérale à un ordre de réalités infiniment complexe, hétérogène et variable . Une grille de lecture qui fait porter sur toutes ces réalités un trait nécessairement négatif – la Chine d’aujourd’hui (comme celle d’hier, depuis la victoire de Mao Zedong) – porte ce stigmate de la non conformité du système politique en place à la normativité référée aux Droits de l’Homme et à la démocratie libérale.
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