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Santé publique / Drogues

D’la drôgueu dans les cartables

Souvenez-vous : le 19 novembre, une classe de 3e d'un collège de Marciac, dans le Gers, était l’objet d’une « opération de prévention antidrogue » menée par deux gendarmes, avec chien et fouilles au corps – l’expert quadrupède faisant preuve d’une très grande excitation.

Eh bien la gendarmerie a récidivé : le 10 février, à Arthez-de-Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques, une centaine d’élèves de collège sont accueillis, à leur descente du bus scolaire, par une dizaine de gendarmes. Et ils doivent s’aligner, cartable au pied. Le chien passe son détecteur sur les sacs, lequel ne sonne pas. Rien. Que des sucreries et des produits scolaires…

L’inspecteur d’académie des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Carrière, a déclaré : « Il s’agit de sensibiliser les jeunes aux problèmes de drogue. Il y a une dizaine d’interventions de ce type par an, souvent à la demande des chefs d’établissement et sur réquisition du procureur. Nous menons un plan départemental de prévention, avec le préfet, le procureur, la gendarmerie et l’Education nationale. »

Etrange conception de la prévention.

Comme le dit Erwan David, du Snes (syndicat enseignant) : « Il ne faut pas confondre prévention et répression. Ces contrôles sont des mesures de violence symbolique. Bien sûr, il n’y a pas eu de violence physique. Mais des gendarmes en uniforme qui donnent des ordres, c’est impressionnant pour un gamin de 11-12 ans. »

Certes, mais ne nous plaignons pas. Nous vivons une époque formidable où il est encore possible de confondre !…

Inquiétons-nous plutôt [joker] de la santé de notre ami. Profondément frustré, le chien policier s’est refusé à toute déclaration. Il a été pris en charge par une cellule psychocanine. Le représentant local de son syndicat a dénoncé le recours à de telles opérations : « Notre collègue a subi un grave traumatisme. Ces méthodes sont inhumaines. »