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Justice - Prison / Médicalisation

Premier décès d’un prisonnier à l’UHSA du Vinatier à Lyon

Un homme d’une cinquantaine d’années est mort à la fin du mois de janvier après s’être pendu dans l’UHSA (Unité hospitalière spécialement aménagée) qui "accueille" des prisonniers ayant des troubles psychiques, à l’intérieur du centre hospitalier du Vinatier. Il s’agit du premier suicide qui survient dans cette unité inaugurée en grande pompe en mai 2010.

« Son geste nous a surpris car on était dans le dialogue et les soins avec lui. C’est vrai qu’on a un sentiment d’échec mais on vit avec ce risque. Ce n’est pas le risque zéro qui nous intéresse, c’est le risque de vie », explique le Dr Pierre Lamothe, responsable du SMPR de Lyon (Service médico-psychiatrique régional) qui gère l’UHSA.

L’ouverture de cette unité, la première du genre en France, avait provoqué un peu d’agitation l’an passé, il y avait eu des rassemblements et manifs. Le directeur du centre hospitalier du Vinatier, Hubert Meunier, a déclaré quant à lui : « Je ne suis pas dans ce débat. Jusqu’à présent ces personnes étaient dans des unités normales et cela créait de l’insécurité. Là, on soigne ces gens dans de bonnes conditions et on soulage d’autres unités ». Quant à Lamothe, il a rajouté : « Nous ne sommes pas dans la gestion de la dangerosité ; il s’agit d’apporter une offre égale de soins à toute la population ». Ben voyons… Cause toujours, mon bonhomme…

Le ministère de la Santé avait fixé comme objectif un taux d’hospitalisation volontaire de 80 %. Pour le moment, il serait de 50 %, ce que Lamothe juge comme étant « déjà bien ». Petit rappel : cela signifie que les 50 % restants sont en HO (Hospitalisation d’office). Côté effectifs, l’UHSA a eu du mal à faire le plein d’infirmières et se situerait « un peu en dessous des normes ». Les transports des prisonniers mobilisent beaucoup de personnel et ces transports restent le gros souci du Dr Lamothe qui regrette le manque de synchronisation entre les services préfectoraux et pénitentiaires, obligeant souvent à des transferts nocturnes. Avec toujours la même petite question que nous posons : ce personnel, c’est des infirmiers ou des infirmiers–matons ?

(source : www.leprogres.fr)