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Santé publique / Médicalisation / Psychiatrie

OUVERTURE D’UNE PERMANENCE «CONTRE LA PSYCHIATRIE»

A partir du jeudi 29 mars 2012, tous les derniers jeudi du mois, à 19h au Rémouleur

106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet   m° Robespierre ou Galliéni

Il s’agit, à l’initiative du collectif Sans Remède, de créer un moment, un espace ouvert régulièrement où toute personne intéressée par la question de la psychiatrie pourrait venir, soit pour en écouter d’autres, soit pour poser des questions, soit pour s’exprimer elle-même…

Ce serait un lieu de rencontre, le lieu où une parole collective sur la psychiatrie pourrait commencer à exister, où un début de réappropriation sociale, et donc politique, de cette question pourrait exister.

Car si nous sommes tous malheureusement des usagers potentiels de la psychiatrie, nous sommes en même temps passifs, ignorants, démunis, impuissants face à l’exercice de son pouvoir.

Le pouvoir médical psychiatrique ne s’exerce pas que dans les murs de l’hôpital psychiatrique :

il participe de plus en plus au système judiciaire et carcéral, il règne dans les entreprises en inspirant des stratégies de management destructrices, il anime le généraliste qui prescrit des médicaments psychotropes à la louche, il a diffusé dans l’ensemble de la société… Nous pouvons repérer certains de ses effets, mais d’autres nous échappent car nous y sommes déjà habitués. Entre autres, nous reproduisons à notre insu une partie de son langage.

Dans la médicalisation du monde qui se propage, le pouvoir psychiatrique est en première ligne.

Comment résister – aussi – à la psychiatrie ?

––––––––––––––

A chaque permanence, un minimum de support au débat sera proposé : du son, de l’image ou un exposé relativement court (ou une autre forme d’animation).

Même si nous essayerons d’apporter des réponses aux questions concrètes, ou d’adresser à des interlocuteurs capables de le faire, cette permanence ne sera pas un lieu alternatif d’aide sociale. Pas plus qu’elle ne sera un lieu alternatif d’accueil ou de soins.

La présence de soignants psychiatriques n’est pas souhaitée, nous avons déjà suffisamment à faire avec les vestiges de ce pouvoir en nos propres cervelles. Une exception tout de même : nous écouterions avec plaisir le témoignage de soignants dégoûtés, écoeurés par leur métier et sur le point de démissionner…

contact : sans.remede@laposte.net