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Philippe Stierlin

CONTRE TOUTES LES DOMINATIONS

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Le blog du Klakos Kapital Group par Fílippos Stíerlínos

Le Klakos Kapital Group (KKG) réunit les traders, les managers de la finance et des banques d’affaires actuellement en exil sur une île des Cyclades. Il entretient des relations de coopération avec l’île de Skorpios, propriété de la famille Onassis et tente de tisser des solidarités avec les traders de New-York, de la City à Londres et de Paris.

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C’est si peu dire que nous t’aimions

Jean, mon Jean, notre Jean, comme tu l’avais chanté, « tu aurais pu vivre encore un peu ». Tu nous étais si précieux. Ce n’est pas très sympa (tu as vu, je n’ai pas écrit « cool ») d’envoyer ce message à tes amis et de partir toi-même trop tôt. Tu aurais pu m’éviter d’écrire cette chronique que je redoutais tant et que je repoussais comme on éloigne la mort. Je me disais « Allez, il vaudrait mieux que je lui taille un costume de son vivant plutôt que de lui écrire une nécro. » J’aurais commencé par cette phrase : « Les idées de Jean Ferrat ont deux atouts : sa voix et sa moustache. » C’est tout de même mieux que d’attaquer ainsi, comme ces réactionnaires et cette grande bourgeoisie que tu combattais : « La moustache de Jean Ferrat a un défaut : ses idées. »

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Le poids des mots, l’électrochoc des kakémonos

L’art est l’un des combustibles de la vie. Je me suis endormi l’autre soir sur un ouvrage magnifique que n’a pu s’empêcher de préfacer Dominique de Villepin, livre consacré à Zao Wou-Ki, peintre chinois renommé et surtout créateur de voyages intérieurs. Cela a suscité un rêve la nuit qui suivit. Un artiste français exposait sur le devant de l’Ecole des Beaux Arts de Pékin : quatre calicots en caractères rouges et chinois sur fond noir comportant chacun des mots : « utile » - « tuer » - « moustique » - « amour ». Une œuvre pas très originale. Mais risquant de froisser, par un subtil détournement, les admirateurs du Grand Timonier Mao Tsé Toung dans l’une de ses citations célèbres : « Il est plus utile de tuer des moustiques que de faire l’amour. » Comme le peuple chinois pouvait comprendre le texte à l’envers (« Il est plus utile de faire l’amour que de tuer des moustiques ») ou à contresens (« Il est plus utile de tuer l’amour que de faire des moustiques »), l’oeuvre avait, dans mon songe, été décrochée par les autorités. Tollé du Ministre français de la Culture, de Bernard-Henri Lévy, de l’ex-secrétaire général de Reporters sans Frontières Robert Ménard… face à la censure. Grossièreté de Georges Frêche. Déplacement de Dominique de Villepin dans le quartier chinois à Paris. Bref un cauchemar.

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Mururoa, mon amour

La semaine dernière un lecteur de Cerises m’a interpellé sur la précédente chronique : « Et Tahiti alors ? En parleras-tu un de ces jours ? Il n’y a pas que la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud ! » Sur le coup, je me suis dit : quel rapport ? Et puis en pensant au milliardaire calédonien Jacques Lafleur, j’ai ripé assez facilement sur cet autre ami de Chirac, le Polynésien Gaston Flosse. Le premier, signataire d’une poignée de main médiatisée avec Jean-Marie Tjibaou, a accumulé les défaites judiciaires et personnelles : trois condamnations pour injures publiques, un an de prison avec sursis pour ingérence au compte de son neveu dans un scandale immobilier à Nouméa (Eric Conan in L’Express, 6 juin 2002). Le second, ancien président de Polynésie, objet d’une demande de déchéance de son mandat de sénateur, a été déclaré comptable de fait dans le cadre de l’attribution de contrats du cabinet de la présidence à des élus municipaux et des syndicalistes. Gaston Flosse a donc été condamné à rembourser plus de 231 millions Fcfp puisés dans les caisses du pays. Il devra aussi s’acquitter d’une amende totale de 11 millions Fcfp. Il a bien entendu fait appel ainsi qu’un (petit) tour en prison. Bref, de gros poissons nageant en eaux troubles.

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On dirait le Sud

Il règne en métropole un climat si délétère que je suis allé passer les fêtes en Nouvelle-Calédonie, contrée à laquelle je suis depuis longtemps attaché. A chacun de mes voyages, je vois que le pays, fragile, change. Transfert des compétences pour les routes, la santé, l’environnement, l’économie, l’éducation, la formation… il acquiert (à pas comptés) son autonomie, nous rappelant qu’un peuple n’a que ce pour quoi il se bat. Il faut faire confiance à tout ce qui se mobilise en son sein, dans toutes les composantes de cette société et singulièrement dans le peuple kanak, pour construire un avenir post-colonial. Ce pays finira bien un jour par accéder à l’indépendance politique. Un référendum d’autodétermination doit avoir lieu entre 2014 et 2018. On envie au fond ce pays qui invente, fut-ce de manière chaotique, un destin commun quand en métropole on ne fait que détruire, amoindrir, raboter, exclure, stigmatiser… Et que l’on se demande dans quel état Sarkozy laissera la France en 2012.

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Chocolat blanc et mouton noir

Originaire de Franche-Comté, j’ai toujours eu ce goût pour le chocolat noir, blanc ou au lait que ma grand-mère m’achète pour Noël quand elle va en Suisse. (Quand on pense chocolat suisse, on pense rarement au cacao africain qui le compose.) Revenue de Lausanne, ce week-end de votation fédérale, ma grand-mère m’a ramené, acte de boycott, une seule sorte de chocolat. « Désormais, m’a-t-elle dit, en Suisse, c’est chocolat blanc », avec la même tristesse que lorsqu’elle raconte la destruction de la synagogue de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, lors de la nuit de cristal en 1938, aux temps d’un gouvernement ne se revendiquant pas de la démocratie. Mémé a ses repères. La moitié de sa famille était juive.

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Levi-Strauss : laissez-moi danser

L’autre soir, je me suis couché sur cette pensée : Lévi-Strauss est mort. Dans le flot d’hommages monocolores («dernier des géants», et tout le tralala consensuel), je me suis demandé quels étaient ceux qui l’avaient lu. Comme disait Aragon: «Commencez par me lire !» Et moi qui l’avais trop peu lu, qu’avais-je retenu du bonhomme, qui m’inspirait le respect ?

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Lettre au matricule DYDO 5403,

Cher matricule DYDO 5403,

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Le député capitaliste

Le député capitaliste Frédéric Lefebvre a un atout : sa tête. Le peuple a enfin droit au vrai visage du système. Grâce à lui, le masque du capitalisme franchouillard, façon comique troupier, d’André Santini, dont il était le suppléant dans les Hauts-de-Seine, est désormais tombé. Avec lui, pas de rigolade. C’est perte de temps. On n’est pas à OK Corral.

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L’avion ne fait plus rêver

Feuilletant des bouquins chez un libraire, je suis tombé sur un beau livre appelé Airlines retraçant l’aventure mythique de l’aviation civile dans le monde. Parmi des ouvrages consacrés à l’audace picturale, photographique et architecturale, il ne dépareillait pas. A une certaine époque, l’avion était osé. Sur de nombreuses lignes, tous les passagers côtoyaient l’assiette, le couteau bien aiguisé, la serviette en tissu et la nappe blanche. On leur proposait en entrée deux sortes de pâtés : l’un au merle, l’autre au merlan. On leur servait, à volonté, des tranches de gigot bien chaud au romarin et des légumes frais. On y avait de la place pour les jambes. Certes le temps pour traverser l’Atlantique ou l’Oural était plus long, mais il passait plus vite.

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